Tout un été sans facebook – Romain Puertolas

          Alors, après un essai plus que raté lors de la découverte de cet auteur, j’ai décidé de ne pas m’arrêter là. A la découverte de son nouveau roman Tout un été sans facebook, je me suis à nouveau laissée tenter par ce titre aguicheur et intrigant.

          Ce qu’on aimeContrairement à la fois précédente, j’ai complètement accroché à l’humour second degrés et très décalé de l’auteur. Son héroïne a tout de l’anti-héros, aussi bien intellectuellement que physiquement, et on adore ça. On a à faire ici une jeune femme mutée, pour cause disciplinaire, dans un bled paumé sans réseaux et où il ne se passe jamais rien . Jusqu’à cette série de meurtres horribles qu’Agatha Crispies va devoir élucider à sa façon, autrement dit en se goinfrant de Donuts et en parlant littérature. C’est d’ailleurs à chaque fois un petit plaisir de lire toutes ces références à d’autres œuvres littéraires. Comme à chaque fois l’auteur nous invite doucement à des réflexions sociétales. dans cet opus, on relèvera la thématique du racisme, de la culture et l’addiction aux réseaux en toile de fond. Tout cela à la façon Puertolas, avec beaucoup d’humour et de bons jeux de mots, on sourit souvent en tournant les pages.

          Ce qu’on aime moins. Bizarrement, c’est le critère qui d’habitude passe en premier dans l’appréciation d’un livre : l’intrigue. En fait, elle est un peu grossière et finalement pas très intéressante, mais pour moi, elle est vraiment passé après le reste. Les références littéraires même si on les adore, sont parfois un peu trop présentes et elles alourdissent le récit.

          En bref, ce nouvel essai m’a permis de revoir ma copie concernant Romain Puertolas. Tout un été sans facebook ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais quand même celui d’avoir passé un bon moment. Pour reprendre un terme qui a beaucoup été utilisé pour qualifier ce roman, je dirais que c’est un bon “poilar”….

Olivia.

 

4° de couverture : Mutée disciplinairement à New York, Colorado, un petit village du fin fond de l’Amérique, raciste, sans couverture mobile et où il ne se passe jamais rien, la lieutenant de police de couleur noire, à forte corpulence, Agatha Crispies a trouvé un échappatoire à son désœuvrement dans l’animation d’un club de lecture au sein du commissariat. Mais alors qu’elle désespérait de pouvoir un jour enquêter à nouveau sur un meurtre autre que celui d’un écureuil, une série d’effroyables assassinats et disparitions viennent (enfin) troubler la tranquillité des lieux, mettant à l’épreuve ses connaissances littéraires.

 

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Enfant, Romain Puértolas souhaitait devenir coiffeur-trompettiste, mais le destin en décide autrement. Ballotté entre la France, l’Espagne et l’Angleterre, il est tour à tour DJ turntabliste, compositeur-interprète, professeur de langues, traducteur-interprète, steward, magicien, avant de tenter sa chance comme découpeur de femmes dans un cirque autrichien. Rapidement débouté à cause de ses mains moites, il décide de s’adonner à l’écriture compulsive. Auteur de quatre cent cinquante romans en un an, soit 1,2328767123 roman par jour, il peut enfin ranger ses propres livres dans sa bibliothèque Ikea. Malheureusement, dépossédé de 442,65 de ses romans par des extraterrestres doués d’une intelligence et d’un goût très sûrs, Romain Puértolas se retrouve avec une bibliothèque en cageot de pêches bancale et désespérément vide. Il embrasse à présent une carrière de lieutenant de police en France et n’a plus qu’une seule chose en tête : retrouver ceux qui ont fait le coup.
 
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