Bazaar de Stephen King

         Encore un détour par une petite ville du Maine, ses habitants, leurs vices et leurs vertus, le combat entre le bien et le mal, tout ce qui fait l’atmosphère si particulière du King se retrouve dans ce roman. 

          Ce qu’on aime. L’ambiance se met en place au fur et a mesure, tout en douceur et en noirceur. Le King nous peint une fois de plus son Amérique à lui, celle qui au final nous ressemble tant et qui pourtant à un instant précis pour une raison précise bascule dans ses pires travers jusqu’à l’horreur. Ici, l’auteur nous plonge dans une grande réflexion personnelle. Dans Bazaar, on ne fait pas que se divertir, on s’interroge beaucoup. L’envie, la jalousie, le besoin, des sentiments auxquels nous sommes confrontés tous les jours. La question posée ici est : jusqu’où est-on prêt à aller pour assouvir ces sentiments ?? Dit comme cela ça nous semble bien simple, mais en y réfléchissant n’avons pas chacun d’entre nous fais des choses que nous avons regretté par jalousie ou cupidité ? Des choses qui lorsque l’on y repense nous semblent un peu ridicules. C’est tout le thème de ce roman, les limites que l’on est prêt à franchir pour acquérir le fruit de notre désir, la place de cette objet dans notre vie, la perception que nous en avons face à ce qu’il est en réalité. L’importance de nos valeurs s’immisce en fin de lecture, celles qui nous caractérisent et nous définissent et jusqu’à quel point nous sommes prêts à les mettre de côté.

          Ce qu’on aime moins. Le récit comprend quelques longueurs dans certains explications ou descriptions, mais ceux qui ont l’habitude de lire le Maître savent que souvent elles font partie du lot. Le nombre de personnages qui ne cessent d’augmenter au fil du roman peut déranger un peu au départ. On aurait tendance à se demander si cela est bien nécessaire et si l’on ne va pas s’y perdre. Au final, on se rendra compte que chacun à sa place et son rôle à jouer et que l’on s’y retrouve bien. 

          En bref, on adore une fois de plus avec une mention spéciale pour les nombreux clins d’œil à d’autres romans de l’auteur. Un grand travail sur la psychologie et les relations humaines teinté de psychose et d’une pointe pointe de surréalisme, le cocktail explosif qui nous rend Bazaar quelque peu addictif….

Olivia.

 

4° de couverture :  La nouvelle boutique qui vient d’ouvrir à Castle Rock est pour le moins étrange : En effet, son propriétaire, Leland Gaunt, semble posséder ce dont chaque habitant rêve. Mais il y a bien plus étrange que cela : le prix à payer n’est pas de l’argent, mais un service ou une blague d’apparence anodine ! Seulement voilà, sa boutique a pas mal de succès, et l’enchaînement de toutes ces “farces” peut produire des effets que ses clients n’avaient pas imaginé…

 

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 Maître incontesté du suspense et de l’épouvante, Stephen King a connu, depuis la publication de son premier roman, un succès phénoménal qui ne s’est jamais démenti à ce jour. Bon nombre de ses livres ont été portés à l’écran : Carrie, Shinning, Christine, Cujo, Simetierre, Misery…. Il est aujourd’hui l’un des écrivains les plus lus au monde.