Les yeux jaunes des crocodiles – Katherine Pancol

Evidemment il vient de sortir au cinéma, donc, obligée de lire le livre avant de voir le film, même si Patrick Bruel me tendait les bras 😉

 

J’avais entendu parler de cette auteure pour la sortie de son livre Muchachas, mais Les yeux jaunes des crocodiles est le premier de ses romans que j’ai l’occasion de lire.

 

Dès son achat ce bouquin me fait une drôle de sensation : son titre quelque peu étrange et une couverture ultra colorée et design où l’on ne reconnaît pas grand chose.  L’histoire m’intriguait un peu comment allait se finir cette histoire : une femme qui écrit un roman pour le compte de sa sœur aînée. De ce côté là, pas de grand suspense, on sent vite arriver le dénouement.

 

Alors on commence l’histoire à Courbevoie dans la banlieue parisienne, avec notre héroïne Joséphine, mère de famille sans envergure, qui se retrouve abandonnée par son mari et qui va tout faire pour satisfaire les besoins de ses  filles. Ensuite on rencontre la deuxième femme de l’histoire Iris, sa sœur aînée, femme entretenue par son mari sans grand but dans la vie. On entre ensuite dans leur intimité, leurs désirs, leurs peurs, leurs blessures d’enfance et d’adulte. C’est une impression bizarre, je m’attache à ces personnages et en même temps il me semble qu’ils manquent un peu de relief, de profondeur. On a envie de savoir ce qui va se passer, même si à chaque fois on peut le deviner facilement, il n’y a pas de revirement incroyable, tout est prévisible. Les dialogues sont peu nombreux et ils manquent de vie, on est plus proche du monologue dans bien des cas.

 

Il y a quelques détails dans ce livre qui m’ont vraiment dérangé. Pour commencer, on se rend vite compte qu’il y a une véritable mise en abîme entre la relation du duo Joséphine/Iris et du duo Zoé/Hortense les  filles de Joséphine. Le problème c’est qu’on ne voit pas vraiment ce que cela apporte à l’histoire. Ensuite c’est bourré de clichés : Iris, la plus belle qui e marie avec un homme riche ; Joséphine, la nunuche qui se retrouve en banlieue avec un looser ; Chef, la réplique parfaite du Bidochon ; le Cure-dents, la mégère frigide. C’est un peu décevant, tellement attendu, les personnages et leur caractère manquent vraiment de nuances. Ce qui est vraiment dommage c’est que d’un coup des événements peu crédibles surviennent (présence de Mick Jagger, évocation peu probable d’une histoire royale) qui pour ma part semblent trop incongrus et enlèvent un peu de crédibilité au récit.

 

Par contre on se sent vite très proches des personnages dans ce bouquin. On doit cette impression au fait que le lecteur est vite confronté aux choses vraies de la vie : les petits problèmes du quotidien, les relations humaines, la recherche du bonheur… Tous ces petits soucis qui sont aussi les nôtres ! Pancol sait trouver les mots justes pour explorer les relations humaines et leurs travers. Les travers de l’être humain, ses ambitions, ses angoisses et la façon dont se construit une personnalité sont traités de manière simple mais complète.

 

En bref, c’est un livre plutôt agréable qui se laisse lire tout simplement, un bon divertissement. J’attends avec un peu d’impatience d’entamer la suite car je reste sur ma faim concernant certains points comme l’avenir d’Iris et du Cure-Dent ou de la relation entre Joséphine et Luca. Un moment agréable qui donne quand même envie d’en savoir plus !!

 

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Katherine Pancol, née au Maroc, arrive en France à l’âge de 5 ans. Elle suit des études littéraires et obtient un doctorat en lettres modernes. Elle commencera comme journaliste notamment pour Paris Match et Cosmopolitan.  Robert Laffont la remarque et lui demande d’écrire un roman. Il aura pour titre Moi d’abord en 1979 et le début d’une longue saga à succès.

 

Olivia.

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