Jessie de Stephen King

       Jessie de Stephen King   Jessie, ce titre sonne pour moi comme un doux souvenir. C’est le premier roman de Stephen King que j’ai lu lorsque j’étais ado et qui a déclenché ma Kingaddiction 😉 . Après toutes ces années, il ne m’en restait qu’un vague souvenir, voilà pourquoi je m’y suis replongé.

          Ce qu’on aime. Dans Jessie, c’est pas compliqué, j’aime tout. Dès les premières pages le décor est planté et le suspense s’installe. L’ambiance devient tout de suite pesante, angoissante et même étouffante. Ici, pas de fantastique, juste la réalité, celle que l’on n’ose même pas imaginer. King nous offre un roman basé sur l’analyse psychologique de la peur. On suit petit à petit l’évolution des sentiments, des angoisses et des pensées de Jessie, à chaque sursaut d’espoir ou de désespoir. On voit comment lorsqu’on se retrouve seul face à soi-même on se replonge dans les souvenirs que l’on croyait enfouis et oubliés ; comment notre inconscient se sert de bribes de mémoire pour nous aider à y voir un peu plus clair ; comment la peur peut déformer (ou pas tant que ça…) notre perception de la réalité. Pour les amoureux du gore pas d’inquiétude, on est servi avec l’arrivé de Prince le chien errant et de son appétit féroce avec un goût prononcé pour l’avocat… Et on en reprend une deuxième couche inattendue et qui m’a fait bien plus grimacer mais stop je n’en dirais pas plus pas spoil.

          Ce qu’on aime moins. Euh, ben rien en fait 😉 . Bon OK, un petit bémol pour la toute fin du roman et la scène au tribunal qui manque un peu de profondeur et d’analyse comparée aux autres événements de l’histoire.

          En bref, on pourrait se dire que le fait que le roman se déroule en huit-clos dans une chambre avec un seul personnage va vite nous lasser, mais il n’en est rien. King nous régale avec cette introspection dans les mécanismes de la peur et ses descriptions toujours plus réalistes et angoissantes.

 

Olivia.

 

4° de couvertureLes poignets enchaînés au x montants du lit par des menottes, Jessie vit un cauchemar. Gisant sur le plancher, les yeux révulsés, Gérald, son mari, est mort, victime de sa libido et du coup de pied qu’elle lui a donné dans un moment de dégoût. Comble de l’horreur, un chien errant s’est introduit dans la chambre, un clebs affamé prêt à planter ses crocs dans la joue de Gérald. Si personne ne vient la libérer – et qui viendrait ? sa villa du lac Kashwakamac est totalement isolée -, Jessie ne tardera pas à mourir à son tour. Torturée par la soif, les muscles tétanisés. Avec en prime, ces voix OVNI dans la tête, qui lui jettent son passé à la figure. De la douleur à la folie il n’y a qu’un pas. Et lorsqu’elle voit dans l’ombre ce visiteur du soir à la mallette en peau humaine, elle sent le monde basculer…

 

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Maître incontesté du suspense et de l’épouvante, Stephen King a connu, depuis la publication de son premier roman, un succès phénoménal qui ne s’est jamais démenti à ce jour. Bon nombre de ses livres ont été portés à l’écran : Carrie, Shinning, Christine, Cujo, Simetierre, Misery…. Il est aujourd’hui l’un des écrivains les plus lus au monde.