La fille du train de Paula Hawkins

           Après avoir laissé passer la vague d’articles et de photos sur les sites, blogs et autres journaux (oui parfois j’aime être un peu à contre courant et ne pas suivre la tendance), j’ai tout de même décidé d’accompagner La fille du train  dans son voyage entre imaginaire et réalité.

          Ce qu’on aime. La structure du roman crée un véritable rythme. On passe de Rachel à Mégan puis Anna. On revit parfois le même événement mais d’un angle de vue différent, les choses s’imbriquent au fur et à mesure comme dans un puzzle. L’intrigue se met en place doucement puis on monte en puissance tranquillement jusqu’au dénouement. Ce qui m’a le plus accroché c’est le côté Real Life. Cette Rachel, dont la vie part en sucette, qui a basculé dans l’alcoolisme, est tellement proche de nous. Qui ne s’est jamais laissé aller à imaginer la vie d’inconnus, voisins, personnes croisées dans les transports, dans la rue ? J’ai vraiment accroché à ce côté anti-héros, avec des personnages de monsieur et madame tout le monde. Le petit nombre de personnages intensifie l’impression de huit-clos et donne un côté thriller psychologique à ce roman. Malgré l’intrigue principale autour du meurtre, Paula Hawkins nous parle de sujet de société encore un peu tabous : l’alcoolisme et l’infertilité au féminin. Des sujets qui dérangent mais dont il est important de parler notamment le regard de la société sur ces femmes et leur place dans celle-ci.

          Ce qu’on aime moins. Ce qui m’a le plus dérangé c’est le côté fataliste de cette Rachel, j’avais tellement envie de la tenir par les épaules et de la secouer en hurlant “Mais bouge-toi un peu b****l”. Les personnages ne sont pas particulièrement sympathiques, aucun n’attachement ne se met en place. Ces 3 femmes sont même plutôt pénibles avec toutes leurs pleurnicheries. Et la répétition des moments d’amnésie suivis de moments de grands remords post beuverie ralentissent le rythme du roman et sont un peu lassants. On notera également un petit relâchement sur la fin. On dirait que l’auteur a voulu terminer au plus vite au détriment du reste de l’histoire qui était plutôt bien menée.

          En bref, j’ai passé un bon moment, je n’avais pas envie de lâcher le bouquin pour découvrir le fin mot de l’histoire. C’est pas le roman de l’année mais c’est bien agréable à lire…

Olivia.

 

4° de couverture :  Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.
Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

 

img_Logo_biographie

Paula Hawkins est une écrivaine britannique. Elle est née et a grandi à Harare au Zimbabwe. Son père était un professeur d’économie et journaliste pour la finance. Sa famille déménage à Londres en 1989 alors qu’elle a 17 ans.  Elle étudie la philosophie, la politique et l’économie à l’Université d’Oxford. Elle écrit des articles sur les affaires pour The Times, tout en écrivant plusieurs articles en indépendant et écrit un livre de conseil financier pour les femmes, “The Money Goddess” (2006).
Vers 2009, Hawkins commence sa carrière de romancière en écrivant des fictions romantiques sous le pseudonyme d’Amy Silver.
Elle rencontre le succès commercial avec son roman “La Fille du train” (The Girl on the Train, 2015), un thriller abordant la violence domestique et l’alcoolisme féminin. Il a été un phénomène en librairie et s’est vendu à 11 millions d’exemplaires à travers le monde.
Il a été adapté pour le cinéma par Tate Taylor, en 2016, avec Emilie Blunt dans le rôle de Rachel Watson.
Selon le magazine américain Forbes , Paula Hawkins serait classée 9ème au palmarès des auteurs les mieux payés avec 10 millions de dollars pour la période du 01/07/2015 au 30/06/2016 à égalité avec Veronica Roth et John Green.
Après “La Fille du train”, elle publie “Au fond de l’eau” (Into the Water) en 2017.
Paula Hawkins a vécu en France et en Belgique. Elle vit désormais dans le sud de Londres.