Ça peut pas rater de Gilles Legardinier

         Ça peut pas rater Ça peut pas rater, rien qu’au titre c’est déjà une promesse ! Eh oui, comme vous le savez déjà, en quelques livres Gilles Legardinier a fait de moi une lectrice inconditionnelle.

          Je fais pas vous refaire l’inventaire de tout ce qui me plait chez cet auteur, mais encore une fois tout est là ! Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce nouvel opus, c’est encore une fois que je peux très facilement me faire une image des personnages. On connait forcément quelqu’un qui ressemble à Marie, Emilie, Sandro et tous les autres, c’est facile de comprendre leur caractère et leur manière de voir les choses. Du coup on se sent proche des personnages et on rentre tout de suite dans l’histoire. Et puis donner le sourire, et même carrément faire rire pendant une lecture, c’est pas donné à tout les auteurs !

          Même si j’ai encore une fois adoré le personnage de Marie, une fille banale, un peu délurée voir névrosée parfois, comme on peut toutes l’être de temps en temps, dans ce bouquin j’ai trouvé qu’il manquait un petit quelque chose. L’intrigue est bien là, on se lance avec plaisir dans l’enquête avec notre héroïne pour découvrir l’auteur mystère de ces lettres. Malheureusement, on a rapidement une idée du coupable et quand le verdict tombe dans les derniers chapitre du livre, ça manque un peu extravagance. On en prend tellement plein les mirettes tout au long de notre lecture qu’on attend un plus grand feu d’artifice en guise de bouquet final.

         En bref, bien que la fin soit un peu en-dessous, on adore toujours autant et on le recommande chaudement 😉 . 

4° de couverture : “– J’en ai ras le bol des mecs. Vous me gonflez ! J’en ai plus qu’assez de vos sales coups ! C’est votre tour de souffrir!”. Ma voix résonne dans tout le quartier. Et là, trempée, titubante, épuisée, je prends une décision sur laquelle je jure de ne jamais revenir : je ne vais plus rien leur passer. On remet les compteurs à zéro. On renverse la vapeur. Je vais faire payer ce fumier. Chaque joueur doit vous donner milles baffes. Je vais me venger de tout. Puisque aucun bonheur ne descendra d’un ciel illusoire, je suis prête à aller chercher le peu qui me revient jusqu’au fond des enfers. La gentille Marie est morte, noyée de chagrin. A présent, c’est la méchante Marie qui est aux commandes. A partir de maintenant, je renvoie les ascenseurs et je rends la monnaie de toutes les pièces. Les chiens de ma chienne sont nés et il y en aura pour tout le monde. La vengeance est un plat qui se mange froid et je suis surgelée. La rage m’étouffe, la haine me consume.

img_Logo_biographie

          Gilles Legardinier s’est toujours attaché à faire naître des émotions qui se partagent. Après avoir travaillé sur les plateaux de cinéma américains et anglais, notamment comme pyrotechnicien, il a réalisé des films publicitaires, des bandes-annonces et des documentaires sur plusieurs films internationaux. Il se consacre aujourd’hui à la communication pour le cinéma pour de grands studios et aux scénarios, ainsi qu’à l’écriture de ses romans. Alternant des genres très variés avec un même talent, il s’est entre autres illustré dans le thriller avec L’Exil des Anges (prix SNCF du polar 2010 et Nous étions les hommes (2011), et plus récemment dans la comédie, qui lui a valu un succès international avec Demain j’arrête ! (2011).