Mange, Prie, Aime de Elizabeth Gilbert

           Petite trouvaille dans la boîte à livres, je n’avais pas entendu parler de ce roman, mais le titre et la couverture m’ont accrochée. Alors allons-y pour un changement de vie.

           Ce qu’on aime. Si l’on est déjà passé par un cette période de doute, où l’on remet sa vie et ses choix en question, on trouvera forcement un écho dans ce roman. Dès le début, le ton est donné, très second degrés comme avec cette citation :  “Et le chiffre 3, ainsi qu’il apparaît d’évidence à toute personne ayant étudié la Sainte-Trinité ou un simple tabouret de bar, représente l’équilibre suprême.”  C’est très agréable, nous ne sommes pas ici dans un réflexion philosophique torturée (pas du tout voir pas assez  😆 ). Je me suis beaucoup identifiée à Lizz tout au long de ce roman, ayant moi-même changé de vie il y a maintenant 3 ans. En fait ce bouquin nous ouvre les portes de la réflexion et nous laisse maître de notre cheminement. On pourra ainsi réfléchir à notre place et notre image dans la société, en sommes-nous victime ou bien avons-nous le courage d’en changer ? On pourra mesurer notre capacité à lâcher-prise, déterminer ce qui nous rend heureux et si l’on s’autorise vraiment à l’être. Ce qui résonne le plus en moi, en premier lieu, dans cette histoire est l’importance que l’on accorde à l’instant présent et notre capacité à l’apprécier à sa juste valeur. La deuxième chose nécessaire à mes yeux pour vivre en harmonie avec soi-même est notre rapport aux choses et aux événements. Apprendre à modifier notre vision de ce qui nous arrivent, ne pas se plaindre, accepter, essayer de comprendre représente pour moi une des clés du bien-être que l’on souhaite atteindre.

           Ce qu’on aime moins. Le côté léger du récit, ne fait pas tout. Pendant les 2 premières parties du roman, on perd un peu le fil au milieu de pages et de pages qui n’apportent rien à l’histoire. J’ai pas pas trouvé l’intérêt d’un chapitre sur l’origine de la langue italienne, celui sur son escapade à Venise ou encore celui de la pizzeria de Naples. Je n’ai pas saisi l’importance de ces épisodes pour moi il ne nous éclaire pas sur le cheminement de notre héroïne. Dans ces 300 premières pages, je n’ai pas trouvé la profondeur que j’espérais dans les réflexions de Lizz. On y trouve une liste des étapes par lesquelles passe cette trentenaire mais pas vraiment tout le détail du pourquoi elle en arrive là. Ça reste très en surface. A la lecture du titre et du résumé, je m’attendais à  lire des passage où la réflexion était un peu plus poussée.

           En bref, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire mais la troisième partie à eu raison de mon impression négative. Dommage qu’il faille en passer par plus de 300 pages pour arriver à trouver cela à mon goût… Il en résulte tout de même un sentiment de flottement et de réflexion sur nos aspirations et la concordance entres celles-ci, nos choix et les choses que nous mettons réellement en pratique dans nos vies pour trouver l’équilibre. Je retiendrais particulièrement ce passage que je vous laisserez le plaisir de méditer et ou de commenter : “Il faut mieux vivre imparfaitement sa propre destinée que vivre en imitant la vie de quelqu’un d’autre à la perfection”.

Olivia.

 

4° de couverture : A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l’angoisse, le doute, l’insatisfaction… 
S’ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu’elle s’est choisie ! 
En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les “douze kilos les plus heureux de sa vie”, en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l’équilibre qu’on appelle le bonheur…
Elizabeth Gilbert nous invite à un voyage vers l’inconnu joyeux et émouvant, libéré des mascarades et faux-semblants. À travers une mosaïque d’émotions et d’expériences culturelles, elle a su conquérir le cœur de millions de lectrices qui ont aimé pleurer et rire avec elle. Et qui rêvent de changer de vie, elles aussi…

 

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Elizabeth Gilbert est une romancière, essayiste et biographe américaine
À 32 ans, malheureuse dans son mariage et ne trouvant pas de sens à sa vie effrénée de New-Yorkaise, l’auteure et journaliste Elizabeth Gilbert décide de tout laisser derrière elle et de partir en voyage autour du monde pendant un an.
Son périple la mène à goûter les plaisirs culinaires de l’Italie (mange) et à retrouver sa spiritualité en Inde (prie), avant de se rendre à Bali, en Indonésie, où elle trouve l’âme sœur (aime).
Le récit de voyage qui en a résulté, Mange, prie, aime, est paru en 2006. L’ouvrage a passé plus d’un an au sommet de sa catégorie parmi les best-sellers du New York Times – cinq millions d’exemplaires vendus à travers le monde.
 
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2 comments

    • Olivia says:

      En fait j’ai vraiment accroché a partir du moment où elle retourne à Bali. Après c’est toujours appréciable de se rappeler qu’il faut s’autoriser à prendre le temps de réfléchir à ce qui est important pour nous et nous permet d’être heureux 😉

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