L’élégance du hérisson de Muriel Barbery

          Ce roman est arrivé dans ma main suite aux recommandations d’une amie qui l’avait adoré. J’en avais entendu parlé, mais comme d’habitude j’étais toujours un peu frileuse avec les bouquins qui font l’unanimité et qui reçoivent de nombreux prix. L'élégance du hérisson

          L’élégance du hérisson oui, mais pas l’élégance de la simplicité. J’ai trouvé ce roman pompeux et un peu indigeste par moment. Alors oui je sais, une des thématique principale est la culture, mais est-ce bien nécessaire de faire référence à des choses dont la majorité des lecteurs n’aura jamais entendu parler ? Non, je pense pas. Le message aurait été tout aussi explicite et on aurait perdu ce côté pédant qui transpire à chaque paragraphe.

         Je n’ai réussi à me prendre de sympathie pour aucun des personnages. Ils sont tellement stéréotypés, en fait tout est tellement stéréotypé : le caractère des personnages, les relations humaines, la rencontre avec Mr Ozu etc… La seule surprise de ce livre (je ne vais pas vous le spoiler) c’est le rebondissement final, heureusement un peu de fantaisie dont le livre manque cruellement. 

          Cette fable des temps modernes était pourtant prometteuse. L’idée que chacun à droit à son bonheur. Mais quel sectarisme pour en arriver à cette conclusion ! Que chacun reste dans sa bulle et tout ira bien. Les gens cultivés et intelligents (oui il faut bien avoir les deux caractéristiques) qui se comprennent et les autres les incultes et les médiocres qui les jugent et surtout aucun mélange. Ah si j’allais oublié, Manuela, telle un ange venue sauver notre concierge !

         Bref, je vais pas aller plus loin, pour moi, ce fût un belle déception, mais peut-être ne suis-je pas capable de comprendre le véritable message caché dans tous ces pages 😉 .

Olivia.

4° de couverture” Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons au pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personnes que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision: à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderais.”

 

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Muriel Barbery est professeur agrégée de philosophie. Elle écrit son premier roman, Une gourmandise, en 2000, qui sera le succès de la rentrée littéraire. En 2006, elle publie L’élégance du hérisson, qui obtiendra également un très grand succès et surtout de nombreux prix.

 

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