Le Dernier Loup de JJ Annaud

denier loup

          La semaine dernière avec ma Môman, nous sommes allées au ciné découvrir la nouvelle réalisation de JJ Annaud, Le Dernier Loup. J’ai découvert ce réalisateur comme beaucoup dans les années 90 avec L’amantL’ours et 7 ans au Tibet. Bien sûr je suis devenue fan immédiatement.

          Dans ce dernier opus, on retrouve tout ce qui fait qu’on aime les films de JJ Annaud. D’abord, la beauté des grands espaces. Comme à son habitude il nous montre la nature dans toute sa splendeur et toujours en simplicité. Il nous fait découvrir les grandes steppes de Mongolie comme on les voit trop rarement, simplement envoûtantes et à couper le souffle. Ensuite un élément récurrent, les animaux. Ici, le réalisateur nous entraîne dans l’univers des loups. Il a cette capacité à filmer les animaux dans ce qu’ils ont de plus sauvage, de plus vrai et en même temps de plus émouvant. Les scènes les mettant à l’honneur sont juste bluffantes, particulièrement la course poursuite dans le blizzard entre humains, loups et chevaux. C’est tellement vrai et prenant qu’on se sent parfois à la limite entre le film et le documentaire.

          Toutefois, malgré le fait que l’on en prenne plein les mirettes, il nous manque quelque chose. Pour moi, la trame de fond est un peu légère. Je sais que l’intrigue n’est pas la préoccupation première de JJ Annaud et qu’il préfère souvent se concentrer sur le message à transmettre, seulement là ça manque un peu de rythme. On est tout au long du film dans l’attente d’un rebondissement qui n’arrive pas. Et puis cette pseudo histoire d’amour 🙁 , j’ai presque envie de dire qu’elle n’apporte pas grand chose au film, voire même qu’on aurait pu s’en passer.

          En bref, malgré un petit bémol, j’ai beaucoup aimé ce film. Tout en douceur, JJ Annaud nous fait une belle critique de la politique chinoise de cette époque, mais surtout il nous amène à pas mal de réflexion. En effet, en évoquant l’avancé de la civilisation dans des zones vierges et le massacre de loup sous prétexte qu’ils sont nuisibles, il nous pousse à nous poser de vraies questions. Jusqu’où iront nous pour satisfaire les besoins ou plutôt désirs de consommation des populations ? L’homme sera-t-il capable un jour en observant un problème de remonter jusqu’à sa véritable source ?

Olivia.

Synopsis : 1969. Chen Zhen, un jeune étudiant originaire de Pékin, est envoyé en Mongolie-Intérieure afin d’éduquer une tribu de bergers nomades. Mais c’est véritablement Chen qui a beaucoup à apprendre – sur la vie dans cette contrée infinie, hostile et vertigineuse, sur la notion de communauté, de liberté et de responsabilité, et sur la créature la plus crainte et vénérée des steppes – le loup. Séduit par le lien complexe et quasi mystique entre ces créatures sacrées et les bergers, il capture un louveteau afin de l’apprivoiser. Mais la relation naissante entre l’homme et l’animal – ainsi que le mode de vie traditionnel de la tribu, et l’avenir de la terre elle-même – est menacée lorsqu’un représentant régional de l’autorité centrale décide par tous les moyens d’éliminer les loups de cette région.