Les gens heureux lisent et boivent du café de Agnès Martin-Lugand

          Après avoir frôlé l’overdose à l’ouverture de chaque réseau social et à la vue de la couverture de Les gens heureux lisent boivent du café de Agnès Martin-lugand, je me suis posée une question. Non deux en fait : “tu aimes lire ?”, “tu aimes le café ?”, mais ce livre est fait pour toi !! Alors je me suis laissée tenter.

          Ce qu’on aime. Dès le début, on a le souffle coupé. On est projeté avec violence dans la vie et la souffrance de l’héroïne. On ne s’y attend pas et ça nous tombe dessus sans prévenir. Après, je ne sais pas trop ce qui m’a vraiment plu hormis le cadre qui sert de fond à l’histoire. J’ai adoré voyager à travers cette nature hostile du fond de l’Irlande balayée par les eux, pleine de mystères et de personnages au caractère bien trempé (même si l’auteur aurait pu allé un peu plus loin…). L’écriture est fluide, on avance rapidement et heureusement pour moi.

          Ce qu’on aime moins. Ce qui m’a le plus déçue, c’est la promesse non tenue. Après les premières pages pleines d’émotions et de tristesse, on s’attend à vivre l’épreuve de ce double deuil aux côtés de Diane, ses peurs, ses doutes, ses ressentis. On s’attend à aller loin dans l’introspection. Mais que nenni !!! La voilà notre Diane qui s’échappe dans un cottage perdu en Irlande et hormis une crise de nerf et une bonne cuite, on a pas grand chose à se mettre sous la dent côté reconstruction après un traumatisme. Le côté psychologique n’est pas abordé, à peine survolé, ni la réflexion personnelle vers un nouveau  cheminement de vie. De plus, concernant tous les rebondissements ou événements, on les voient arriver à des kilomètres, aucun effet de surprise !

          En bref, malgré toute la médiatisation et l’effervescence autour de cet ouvrage, je suis plus que restée sur ma fin. Je me suis limite ennuyé. Attention si vous choisissez ce roman (comme moi) en parti pour son titre, sachez que le seul lien avec l’histoire, c’est que c’est  nom du bar dont Diane est propriétaire ….

Olivia.

 

4° de couverture : “Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux.” Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

 

img_Logo_biographie

Après 6 ans d’exercice en qualité de psychologue clinicienne dans la protection de l’enfance, Agnès Martin-Lugand se consacre aujourd’hui à la littérature. Elle analyse et dissèque avec finesse, humour et tendresse les mécanismes de l’âme humaine pour nous livrer des récits qui nous parlent et qui nous vont droit au cœur.
Son premier roman, “Les gens heureux lisent et boivent du café” (2013) a été traduit en plusieurs langues et les droits cinématographiques de ce roman ont été acquis par le producteur américain Harvey Weinstein. Suivront “Entre mes mains le bonheur se faufile” publié en 2014, “La vie est facile, ne t’inquiète pas”, en 2015, “Désolée, je suis attendue” en 2016 et “J’ai toujours cette musique dans la tête” en 2017.
 
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