Boréal de Sonja Delzongle

          Un nom d’auteur quasi imprononçable, une couverture avec un ours blanc sur la banquise qui ne nous en dit pas des tonnes sur le contenu du livre, il n’en fallait pas plus pour m’intriguer. Alors après voir pris de quoi me tenir chaud, je suis partie à la conquête du territoire boréal et de ses mystères…

Ce qu’on aime. Tout d’abord, j’ai particulièrement aimé l’ambiance assez noire et froide. On est proche du huit-clos avec la partie qui se déroule dans l’unité scientifique et malgré tout pas de sensation d’enfermement, l’évocation de l’immensité de la banquise sûrement 🙂 . L’intrigue et le fond n’enlève rien au plaisir que j’ai pris pendant ma lecture. Il est question de meurtre évidement, de disparition, d’écologie et de complot gouvernemental, un joyeux cocktail. Malgré quelques invraisemblances, on se laisse rapidement prendre au jeu. L’histoire est bien ficelée, les personnages bien construits et tous les événements s’enchaînent sans accrocs. Je rajoute une mention spéciale pour les détails un peu gores, j’adore ça. Ici pas d’écoeurement, Sonza Delzongle nous en dispense juste l’essentiel.

Ce qu’on aime moins. (SPOIL) Même si on se laisse prendre rapidement dans l’histoire, on a comme un sentiment de non-réalisme. En effet tous les éléments se tiennent, mais on a du mal à croire à l’histoire de ce peuple disparu et vivant en autarcie et de manière préhistorique.

En bref, une jolie découverte. Je ne connaissais pas Sonza Delzongle mais elle m’a conquise. J’attends avec impatience qu’elle m’entraîne à nouveau en terre inconnue..

Olivia.

4° de couverture : Janvier 2017, au Groenland. Là, dans le sol gelé, un oeil énorme, globuleux, fixe le ciel. On peut y lire une peur intense. C’est ainsi que huit scientifiques partis en mission de reconnaissance découvrent avec stupeur un bœuf musqué pris dans la glace. Puis un autre, et encore un autre. Autour d’eux, aussi loin que portent leurs lampes frontales, des centaines de cadavres sont prisonniers du permafrost devenu un immense cimetière. Pour comprendre l’origine de cette hécatombe, le chef de la mission fait appel à Luv Svendsen, spécialiste de ces phénomènes. Empêtrée dans une vie privée compliquée, et assez soulagée de pouvoir s’immerger dans le travail, Luv s’envole vers le Groenland. Ils sont maintenant neuf hommes et femmes, isolés dans la nuit polaire. Le lendemain a lieu la première disparition.

Biographie :  Diplômée des Beaux-Arts de Dijon, Sonja (Sonia) Delzongle est journaliste et romancière.  
Née d’un père français et d’une mère serbe, elle a grandi entre Dijon et la Serbie. Elle a mené une vie de bohème, entre emplois divers (les plus marquants ayant été le commerce artisanal africain-asiatique et la tenue d’un bar de nuit) et écriture  
“À Titre posthume” (2009), un thriller dont l’intrigue se déroule dans le monde de l’édition, est son deuxième roman après “La Journée d’un sniper” paru en 2007 chez Jacques André Éditeur, Lyon.  
C’est en 2011 qu’elle commence l’écriture de “Dust”. Sa passion pour l’Afrique, qui remonte à sa petite enfance, l’a amenée à y faire de multiples séjours.  
Elle a reçu le Prix Anguille sous roche 2015 pour “Dust”.  
Dana Skoll est son pseudonyme pour la littérature jeunesse et fantasy.

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