Revival de Stephen King

Revival de Stephen King

          Cadeau surprise sous le sapin : Revival, le dernier Stephen King, merci le Père Noël de tata Natha 😉 . Alors, le premier frisson arrive quand j’attrape le paquet cadeau et comprend que c’est un bouquin, et les poils qui se hérissent quand au déballage je reconnais la couverture : un King, le Graal. Et oui, c’est un des auteurs qui fait naître en moi cette passion de la lecture il y a maintenant un certain nombre d’années….

          Donc, ouverture du paquet au retour des fêtes de fin d’année, je laisse tout en plan et je profite du weekend pour m’y mettre : début de lecture le 02/01/16 et fin de lecture le 03/01/2016 ! Oui je sais côté bouquin je suis pas rentable, mais là c’était tellement bon de me replonger dans l’univers si particulier à cet auteur.

         Pour ceux qui connaissent Mr King, que vous dire de plus à part qu’on retrouve tous ses grandes thématiques : la famille, la psychologie, les addictions, la perversion, les petites villes du Maine qui sentent bon  l’Amérique profonde et la nostalgie d’un temps où c’était mieux avant. Dès le début, on aime ces personnages, et cette image iconique de la vie à ploucville dans les années 60, on se prend même nous aussi à regretter ce temps béni !! On comprend vite que l’on se trouve face à 3 personnages principaux : Jamie, Charles Jacobs et l’électricité, véritable fil conducteur du roman (haha, oui je sais c’était facile). Cette passion qui anime le révérend prend très vite un côté mystique et on sait que c’est par elle que viendra le drame… Une fois que l’on a compris cela, comme à chaque fois, la magie opère et on ne peut plus lâcher notre bouquin. Que va-t-il se passer, à quoi vont bien pouvoir servir ces supers connaissances en électricité, quel drame va arriver ?? Bon je vous cache pas, que l’on pense très souvent à ce on vieux Frankenstien. Ça, c’est tout ce qu’on aime dans un King et qui nous fait avaler les pages, mais ça suffit pas.

          Malgré mes petites madeleines de King, euh de Proust bien présentes, je suis malheureusement restée sur ma faim, une faim de loup même. D’habitude j’adore l’analyse psychologique des personnages, dans Revival j’ai ressenti un manque, on l’aborde chez un grand nombre mais pas en profondeur, on reste en surface et c’est dommage ça enlève une dimension au roman. De même que certains passages qui se traînent en longueur sans amener d’éclaircissement à l’histoire. Et puis l’horreur, mais où s’est-elle enfuie ?? En lisant les critiques dans certains magazines j’ai vu des “comble de l’horreur”, “meilleure fin pour un roman de King”. WTF !!! On a lu le même livre ou quoi ??? On sent bien la pression monter au fil des pages qui se tournent pour finir dans une explosion d’horreur finale mais Zut toutes ces pages pour un si petit instant ! J’aurais tellement aimé que ça arrive plus tôt et que l’on vive un plus l’après. 

          Voilà, vous l’aurez compris pour moi une lecture en demi-teinte. J’ai retrouvé tout ce qui m’a conquise chez King et en même temps je n’ai pas eu assez. Bref, si vous n’êtes pas un fan de la première heure, ce roman vous plaira sans aucun doute, pour les autres à prendre avec un peu de recul 😉 .

Olivia.

4° de couvertureLa foudre est-elle plus puissante que Dieu ? Il a suffit de quelques jours au charismatique révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l’homme et l’enfant ont une passion commune : l’électricité. Trente ans plus tard, Jamie, guitariste de rock rongé par l’alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu’à ce qu’il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot “Revival” a plus d’un sens… Et qu’il y a bien des façons de renaître. Addiction, fanatisme, religion, expérimentations scientifiques… Un roman électrique sur ce qui se cache de l’autre côté du miroir. Hommage à Edgar Allan Poe, Nathaniel Hawthorne et Lovercraft, un King d’anthologie.

 

img_Logo_biographie

Stephen King, auteur américain, est né en 1947 à Portland dans le Maine. Il publie son premier roman en 1974 et devient très rapidement un maître dans le domaine de l’horreur. De part son côté “populaire”, il a longtemps été rejeté et dédaigné par la profession. Son univers fantastique et ses histoires mystérieuses ont très souvent été adaptés à l’écran.

Laisser un commentaire