Salem de Stephen King

          Je devais avoir aux alentours de 13 ans quand j’ai tenu pour la première fois un Stephen King dans les mains et c’était Salem. Dans mon souvenir, je n’arrivais pas à lâcher ce bouquin. Je me souviens de ma mère qui hurlait pour que je vienne à table et qui hurlait de plus quand elle me voyait arriver avec ce livre que je me refusais à poser. Vingt ans plus tard, j’ai eu envie de retenter l’aventure et de voir ce qui allait se passer.

        salem  Ce qu’on aime. C’est le deuxième roman de King et déjà on retrouve ici tous ce qui va devenir si caractéristique à son oeuvre.

D’abord l’action se déroule dans une petite ville américaine typique des années 70 et bien évidemment dans le Maine, ce qui sera le cas de beaucoup de roman par la suite. 

On retrouve aussi la mise en abîme de l’écrivain avec le personnage principal et toutes les interrogations et la difficulté d’écrire, ce qui sera repris dans Dolores Clairborne et plus récemment dans 22/11/63 notamment.

Les relations d’amitié ou amoureuses sont ici aussi à la base de l’histoire. On apprend à les décrypter, les analyser, comprendre comment elles se mettent en place et nous amènent à évoluer.

Ce qui est pour ma part particulièrement agréable dans Salem, c’est que ce n’est pas pas un roman d’horreur à proprement parler. On se retrouve plus dans une atmosphère noire et angoissante, mêlée de créatures fantastiques, en l’occurrence de vampires. Et même si King nous gratifie de quelques scènes un peu gore, il nous laisse tout le loisir d’imaginer les aventures de nos héros sans trop nous en dire, et on sait que bien souvent les non-dits sont pires.

Alors oui me dirait Salem c’est encore une histoire de vampires !! On en peut plus !! Rassurez-vous et rappelez-vous que le livre a été écrit en 1975, eh oui. On était donc bien loin de la folie Twilight et compagnie. Ici pas de vampires avec de bons sentiments voire même une âme qui ne demande qu’à refaire surface. Salem c’est le parti pris du vrai vampire, le méchant assoiffé de sang qui dort dans un cercueil.

          Ce qu’on aime moins. Un grand classique de King ici aussi, les descriptions à rallonge qui parfois peuvent traîner un peu en longueur. Mais bon, on s’y fait car on sait bien qu’au final cela amène de la profondeur à l’histoire et aux personnages et permet à l’auteur de bien planter le décor et l’ambiance qu’il souhaite donner à son roman. Un petit bémol aussi pour la fin un peu téléphonée, tout comme quelques rebondissements que l’on voit arriver à des kilomètres.

          En bref, comme la première fois j’ai eu beaucoup de mal à arracher ce livre de mes mains, j’ai même été déçue de l’avoir fini si vite, j’avais envie de prolonger encore un peu ma chasse aux vampires …….

Olivia.

4° de couvertureComment une petite bourgade du Maine peut-elle, du jour au lendemain, devenir une vile fantôme ? Jerusalem’s lot – Salem – n’avait pourtant pas de caractéristiques particulières sinon, sur la colline, la présence de cette grande demeure – Marsten House – inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingt ans auparavant. Et lorsque Ben Mears y revient, c’est seulement pour y retrouver ses souvenirs d’enfance. Mais très vite, il devra se rendre à l’évidence : il se passe des choses étranges à Salem. Un chien est immolé, un enfant disparaît et l’horreur s’infiltre, s’étend, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem… 

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Maître incontesté du suspense et de l’épouvante, Stephen King a connu, depuis la publication de son premier roman, un succès phénoménal qui ne s’est jamais démenti à ce jour. Bon nombre de ses livres ont été portés à l’écran : Carrie, Shinning, Christine, Cujo, Simetierre, Misery…. Il est aujourd’hui l’un des écrivains les plus lus au monde.